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11 Avr 2017 - Actualité

Une baisse constante des gains de productivité

À en croire la dernière étude publiée par le Fonds Monétaire International, la productivité connaîtrait quelques ratées tant dans les pays développés que dans les pays dits émergents pourtant réputés pour leur dynamisme économique. Une situation que l’institution n’hésite pas à qualifier d’inquiétante tant les gains de productivité ont joué un rôle positif, notamment dans l’élévation du niveau de vie des populations des pays occidentaux enregistrée ces quarante dernières années. La crise mais pas seulement Dans les pays les plus développés, la croissance de la productivité est passée de 1 % à tout juste 0,3 % par an. Un recul qui s’explique, bien entendu, par la crise financière de 2008, mais pas seulement. Pour les analystes du FMI, cet évènement, même s’il a joué un rôle majeur dans la baisse des gains de productivité en asséchant la trésorerie des entreprises et en durcissant leur accès au crédit, n’est pas le seul responsable de la situation. Le tassement est engagé depuis déjà bien longtemps. Rien qu’en France, par exemple, selon Les Echos, entre 1951 et 1974, la croissance moyenne de la productivité atteignait 5,2 %, 3,1 % entre 1975 et 1985 et 2,1 % entre 1986 et 2002. En cause, selon le FMI : un fort vieillissement de la population conjugué à un ralentissement du commerce international dû, principalement, à « l’arrivée à maturité de l’intégration de la Chine dans le commerce mondial ». Les solutions du FMI Pour relancer la croissance de la productivité et ainsi augmenter « la taille du gâteau à partager », les spécialistes du FMI souhaitent que les États initient, à leur niveau, une véritable politique d’investissements publics destinée à soutenir l’innovation (éducation, recherche…). Pour lutter contre les déséquilibres provoqués par le vieillissement des populations, la mise en place d’une politique d’immigration plus ouverte est également souhaitée. Enfin, le FMI met en garde les pays développés contre la tentation protectionniste et s’inquiète de constater que nombre d’entre eux, les États-Unis en tête, en ont fait un axe de leur stratégie commerciale.
Les Echos Publishing 2017