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10 Jan 2017 - Actualité

L’Insee analyse les premiers effets de la retraite à 62 ans

Dans une lettre d’information publiée ces derniers jours, l’Insee livre une de ses premières analyses des effets du passage de 60 à 62 ans de l’âge de départ à la retraite. Un changement voué à s’appliquer progressivement aux générations nées entre 1951 et 1955 à raison de 4, puis de 5 mois par an. D’un point de vue méthodologique, les statisticiens de l’institut ont comparé le comportement entre 60 et 61 ans des générations 1949 et 1950 (non concernées par la réforme) à celles de 1951 (âge légal de 60 ans + 4 mois) et de 1952 (âge légal de 60 ans + 9 mois). Une hausse du taux d’emploi des seniors D’abord, l’Insee constate une hausse du taux d’activité des personnes âgées de 60 ans, ces dernières étant logiquement amenées à retarder leur départ à la retraite. Le taux d’emploi à temps plein passe ainsi de 24 % pour la génération non impactée par la réforme à 36 % pour les premières générations concernées. Au cours de la même période, le taux d’emploi à temps partiel des 60 ans est passé, quant à lui, de 9 à 13 %. Mais, notent les auteurs de l’étude, « le chômage s’est également accru : de 7 points pour les hommes et de 6 points pour les femmes. Dans le même temps, l’inactivité hors retraite a également légèrement augmenté pour les hommes (+3 points) ». Pour l’Insee, « l’effet dominant de la réforme à court terme aurait été de figer les situations atteintes à l’approche de la soixantaine dans l’attente du nouvel âge d’accès à la retraite » : ceux qui avaient un emploi ont continué à travailler et ceux qui étaient inactifs ou au chômage n’ont pas repris ou trouvé un nouvel emploi.
Les Echos Publishing 2017