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14 Mar 2019 - Actualité

Un nouveau mouvement de concentration pour les cars Macron

La valse des actifs continue sur le marché français de l’autocar longue distance. Ouvert en 2015 par la loi Macron, celui-ci comptait au départ 5 acteurs majeurs, Transdev avec Isilines (et Eurolines, qui existait auparavant et prend en charge les trajets internationaux), SNCF avec Ouibus, Flixbus, Starshipper (marque commune d’une union de compagnies) et Megabus, filiale de l’Anglais Stagecoach. Le marché s’était progressivement concentré, les 2 derniers se faisant absorber respectivement par Ouibus et par Flixbus. Se menant une concurrence féroce, les 3 acteurs restants ont accumulé des pertes colossales ces dernières années. Si Flixbus a annoncé être proche de la rentabilité, ce n’est pas le cas d’Isilines et de Ouibus. Le fait que certains acteurs décident de jeter l’éponge n’est donc pas forcément surprenant. Ainsi, en début d’année, le groupe SNCF avait déjà annoncé qu’il cédait Ouibus à Blablacar – la compagnie d’autocars devrait d’ailleurs être renommée Blablabus –. C’est maintenant le tour de Transdev qui est entré au début du mois de mars en négociation avec Flixbus pour le rachat d’Isilines et d’Eurolines. Le groupe français, filiale de la Caisse des Dépôts et de Rethmann, a décidé de se recentrer sur ses activités BtoB (y compris collectivités locales). Selon le PDG du groupe, cette activité BtoC n’avait jamais atteint une taille critique. Il ne restera donc plus que 2 leaders sur ce marché… D’un côté, Ouibus (futur Blablabus) qui concentrait près de 50 % de parts de marché en 2017 et, de l’autre, Flixbus qui ajoute à ses 36 % du chiffre d’affaires global les 15 % d’Isilines/Eurolines.
Les Echos Publishing 2019