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22 Jan 2019 - Actualité

La France dans la mondialisation

Régulièrement, l’Insee publie des études destinées à permettre à tout un chacun de mieux cerner une notion macroéconomique. Dans ce cadre, le célèbre institut a récemment réuni au sein d’un dossier mis en ligne sur son site un ensemble de chiffres-clés en rapport avec la mondialisation. Un accroissement du commerce mondial L’intensification des échanges marchands internationaux est un des principaux indicateurs permettant de mesurer l’évolution de la mondialisation. Et selon les chiffres diffusés par l’Insee, le volume du commerce mondial a été multiplié par 6,8 entre 1980 et 2017. Dans le même temps, le volume du PIB mondial n’a été multiplié que par 3,5. Toutefois, ce décalage de taux de croissance tend à fortement s’atténuer depuis la crise financière de 2008. Ainsi, « depuis 2011, les taux de croissance du commerce mondial et du PIB mondial sont quasiment identiques ; la mondialisation semble avoir atteint un palier », notent les analystes de l’Insee. D’un point de vue géographique, l’étude nous apprend également que l’Europe reste le continent le plus impliqué économiquement dans la mondialisation. Ainsi, en 2016, notre continent générait 37,2 % des exportations mondiales, devant l’Asie-Océanie (36,1 %), l’Amérique du Nord (13,9 %) et le Moyen-Orient (4,8 %). Côté importations, l’ordre demeure le même. L’Europe accueille 36,5 % des importations mondiales, l’Asie-Océanie 32,1 %, l’Amérique du Nord 18,9 % et le Moyen-Orient 4,1 %. Quid de la France ? En 2017, les importations ont représenté 31,9 % de la demande intérieure française, nous apprend l’Insee. Un taux qui, outre durant les périodes de crise financière, n’a cessé de progresser. En 2000, il était de 27,9 %, en 1980 de 22,5 %, et en 1960 de 13,1 %. Pour ce qui concerne les exportations, l’évolution est très comparable. En 1960, ces dernières représentaient 15,6 % du PIB français. Désormais, elles pèsent pas moins de 30,8 % dudit PIB. En termes de secteurs, c’est l’industrie qui est le plus affecté par la mondialisation. Ainsi, en 1960, la part des exports dans la production française industrielle était de 12,6 %. Aujourd’hui, elle représente plus de 50 %. De la même façon, la part des importations dans la demande intérieure industrielle est passée de 7,2 % en 2002 à 35,3 % en 2017.
Les Echos Publishing 2019