Retour à la liste
04 Déc 2018 - Actualité

Comment les salaires évoluent avec l’âge ?

Si, en moyenne, les salaires augmentent avec l’âge en France, cette hausse n’est pas forcément la même pour tous. C’est du moins la conclusion que l’on peut tirer de la lecture d’une note d’analyse récemment publiée par France Stratégie, qui s’est intéressée au sort des hommes et des femmes nés entre 1935 et 1974 et exerçant ou ayant exercé des carrières de salariés à temps complet. L’évolution standard Toutes catégories confondues, le salaire moyen de début de carrière (25 ans) est de 1 350 € (salaire net réel : corrigé de l’inflation et après déduction des cotisations salariales). Un salaire qui progresse pendant les 10 années suivantes pour atteindre 2 000 €, puis stagne pour enfin, lors des 10 dernières années d’activité, atteindre 2 300 €. Au cours d’une carrière, en moyenne, un salarié voit donc son salaire de débutant être multiplié par 1,7. Rapporté au salaire moyen, cela signifie qu’un salarié débute sa carrière en touchant 70 % dudit salaire, qu’il atteint ce salaire moyen à 30 ans, le dépasse de 10 % à 40 ans, puis de 20 % à 60 ans. « La progression des salaires relatifs s’amenuise donc avec l’âge, sauf en fin de carrière, où elle reprend un rythme un peu plus vif entre 55 et 60 ans. Cette accélération tardive ne concerne cependant que les personnes en emploi, soit un peu plus de la moitié de la classe d’âge des seniors », note France Stratégie. L’écart hommes-femmes Sans surprise, l’évolution du salaire des femmes est moins marquée que celle des hommes. Si l’écart de rémunération en début de carrière est « à peine perceptible », il progresse de manière continue par la suite. Ainsi, rappelle France Stratégie, « une femme en fin de carrière gagne en moyenne 110 % du salaire moyen, contre 130 % pour un homme ». Un écart qui, toutefois, semble se réduire pour les générations les plus jeunes, celles nées entre 1970 et 1974. « Leur salaire relatif entre 30 et 40 ans gagne 3 % à 4 % par rapport aux générations précédentes, ce qui n’est pas le cas pour leurs collègues masculins », précisent les auteurs de l’étude. Un rattrapage qui pourrait s’expliquer, notamment, par une meilleure représentation des femmes dans les postes à responsabilité en raison de la forte progression de leur niveau de qualification.
Les Echos Publishing 2018