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16 Oct 2018 - Actualité

Les retards de paiement sont en moyenne de 10,7 jours en France

Dans une récente étude, Altares a dressé un nouveau bilan des retards de paiement des entreprises privées et des organismes publics européens. Il y apparaît qu’au 2e trimestre 2018, ils étaient, en moyenne, de 13,1 jours. Un délai relativement court qui, néanmoins, ne doit pas faire oublier qu’en moyenne 8,6 % des clients européens attendent plus de 30 jours après l’échéance pour payer leurs fournisseurs. Un plus haut depuis un an qui inquiète Thierry MILLON, Directeur des études Altares-D&B, pour qui c’est « l’illustration d’une économie peu sereine, en particulier au Royaume-Uni et en Italie ». La France en 3e place Sur le podium européen des « bons payeurs », la France occupe une très honorable 3e place avec des retards de paiement moyens de 10,7 jours au 2e trimestre 2018. La Belgique est au pied du podium avec 11,8 jours, alors que les 2 premières places sont occupées par l’Allemagne (6,7 jours) et les Pays-Bas (4,3 jours). Un champion qui, en l’espace de seulement 2 ans et demi, est parvenu à presque diviser par 2 ses retards de paiement (8,2 jours au 1er trimestre 2016). A contrario, c’est au Royaume-Uni (14,7 jours), en Irlande (17,5 jours), en Italie (18,5 jours) et au Portugal (26,6 jours) que les retards de paiements moyens sont les plus longs. Des secteurs et des régions C’est dans la construction que les délais de paiement sont les mieux respectés en France. 55,6 % des entreprises de ce secteur paient leurs fournisseurs sans retard (43,4 % pour l’ensemble des secteurs). Parmi les secteurs vertueux, on trouve également l’agriculture (52,4 % des clients paient sans retard) et les services aux particuliers (50,7 %). En revanche, si l’on prend en compte le retard de paiement moyen, ce sont les secteurs de l’industrie (9,5 jours) et, encore une fois, de la construction (8,7 jours) qu’il faut distinguer. Côté géographique, là aussi, des disparités sont à noter. Ainsi, le taux de structures payant en temps et en heure est élevé en Nouvelle-Aquitaine (50,1 %), en Bretagne (49 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (47,3 %) et assez faible en Île-de-France (32,7 %) et en Corse (38,9 %).
Les Echos Publishing 2018