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25 Sep 2018 - Actualité

Boissons en HCR : un bilan de mi-année décevant

Après une année 2017 encourageante, c’est, à mi-année, un cru décevant pour les ventes de boissons dans le réseau hors-domicile sur le 1er semestre 2018. En effet, la consommation de boissons (hors vins et champagnes) est en recul de 1,9 % en volume par rapport au 1er semestre 2017. Et ce, en raison d’un environnement défavorable : une météo peu clémente (froide et pluvieuse) en début d’année et un contexte social ponctué par les grèves. La dégradation de la consommation a été plus ou moins prononcée selon les familles de produits : repli important pour les eaux (-4,1 %) ainsi que pour les boissons rafraîchissantes sans alcool (-2,9 %), ralentissement plus modéré pour les spiritueux (-0,8 %) et pour les bières (-0,2 %). Concernant les boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA), leur recul est à attribuer aux mauvaises performances des 2 poids lourds de la catégorie : les colas (-3,5 %) et les jus de fruits (-3,3 %). La taxe soda renforcée au 1er juillet 2018 et la désaffection des consommateurs pour les produits les plus sucrés expliquent l’érosion des ventes. À l’inverse, les boissons au thé continuent à tirer leur épingle du jeu (+3,9 %). De leur côté, les bières ont résisté grâce à la croissance toujours significative des bières de spécialités (+4,5 %). À l’inverse, le cœur de gamme (-2,6 %) et l’entrée de gamme (-3,3 %) continuent à perdre du terrain. Ces évolutions traduisent la montée en gamme de la consommation et induisent une restructuration conséquente de l’offre vers la valorisation. Quant aux spiritueux, les évolutions sont toujours très contrastées selon les produits. La croissance exceptionnelle du gin (+20,5 %) et la dynamique, certes de moindre ampleur, du rhum (+3,2 %) sont portées par la tendance cocktails. La vodka renoue timidement avec la croissance (+0,2 %) après une longue période de repli. Au sein des whiskys, les Blend -12 ans reculent de -6,3 %, tandis que les Malts progressent de +8,5 %. Pour conclure, selon l’institut, « le bilan ne pourra se faire qu’à l’aune des résultats de cet été. L’euphorie de la Coupe du Monde et le bel été caniculaire viendront certainement contrebalancer le repli observé jusqu’ici ».
Les Echos Publishing 2018