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04 Sep 2018 - Actualité

L’e-tourisme au beau fixe attire de nouveaux acteurs

La part d’internet non seulement dans le processus de préparation, mais aussi de réservation des vacances ne cesse de progresser. Selon l’enquête CSA/Franfinance publiée en juillet, 87 % des Français réservent leurs vacances en ligne : 55 % sur des sites spécialisés et 32 % sur des sites de promotion. L’essor du tourisme en ligne s’est accéléré en 2017 selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) : après +4 % en 2015 et +3 % en 2016, les ventes en ligne de voyages ont grimpé de +13 % sur 2017. Cette tendance s’est poursuivie sur le 1er trimestre 2018 (+13 % à nouveau). Son dynamisme continue à susciter les convoitises d’acteurs issus d’autres secteurs. Notamment les pure players du e-commerce, mais aussi des enseignes traditionnelles de distribution. Les leaders de la vente privée sur internet, focalisés initialement sur la mode, ont ainsi lancé très tôt leur offre voyages : en 2009 pour Vente-privée, en 2010 pour Brandalley et en 2011 pour Showroomprivé. Lidl, Cdiscount et La Redoute Plus récemment, tour à tour, Lidl à la rentrée 2017, suivi par Cdiscount et La Redoute au printemps 2018 se sont positionnés sur le voyage en ligne. L’ancien hard-discounter allemand, à la recherche de leviers pour changer son image, a lancé en France sa plate-forme de voyages en ligne, Lidl Voyages, en septembre 2017. La promesse de l’enseigne : proposer le meilleur rapport qualité/prix, mais aussi des offres éphémères à prix cassés. Elle mise sur sa force de communication (12 millions de prospectus distribués chaque semaine) pour s’imposer dans ce secteur. 6 mois après son lancement, en mars dernier, Lidl Voyages avait déjà 15 000 clients à son actif, dont 80 % sont des clients Lidl, pour un panier moyen d’environ 1 100 € par dossier. Quant à Cdiscount et La Redoute, ils tablent sur leur expertise du commerce en ligne et sur une base clients importante. Pour La Redoute qui s’est associée à la start-up PerfecStay, cette diversification s’inscrit dans le cadre de la construction d’une « offre globale lifestyle au meilleur rapport style/qualité/prix ». De son côté, Cdiscount, filiale d’e-commerce de Casino, cherche depuis 2 ans à diversifier ses activités dans le domaine des services. Après la téléphonie mobile en 2016 et l’électricité en 2017, c’est donc au tour de l’e-tourisme avec le lancement en mai dernier de sa boutique en ligne Cdiscount Voyages.
Les Echos Publishing 2018