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24 Juil 2018 - Actualité

Emploi : comment la France s’en sort au sein de l’OCDE ?

Même si comparaison n’est pas raison, il est toujours tentant de se mesurer aux autres afin de se rassurer ou de prendre conscience de ses manques. Un exercice que « l’édition 2018 des perspectives de l’emploi » récemment mise en ligne par l’OCDE, permet de faire au niveau international. Zoom sur les qualités et les défauts du marché du travail français. Aspects quantitatifs Dans cette étude, il apparaît d’abord que le taux d’emploi (dans la tranche d’âge 20-64 ans - année 2016) est de 70,4 % en France. Cela place notre pays en 28e position dans l’OCDE. Le premier pays étant l’Islande (87,5 %), devant la Suisse (82 %) et la Suède (81,2 %). En moyenne, dans l’OCDE, le taux d’emploi était, en 2016, de 71,3 %. Sans surprise, concernant le taux de chômage (des 15-64 ans en 2016), la France, avec ses 9,8 %, se situe bien au-dessus de la moyenne de l’OCDE (6,5 %) et des 2 premiers, à savoir l’Islande (3,1 %) et le Japon (3,3 %). La Grèce et l’Espagne occupent la queue du peloton avec respectivement 23,7 % et 19,7 % de taux de chômage. Cette étude permet également d’estimer le taux de personnes (15-64 ans, hors 15-29 ans en formation) sous-utilisées, c’est-à-dire contraintes soit d’être au chômage, soit d’occuper un simple temps partiel. En France, en 2015, ce taux était de 32,9 % contre seulement 28,1 % en moyenne dans l’OCDE, 21,8 % en Allemagne et 18,5 % en Suisse. Réduire les inégalités L’étude de l’OCDE s’attache également à mesurer les effets du marché du travail sur la réduction des inégalités. Les analystes se sont ainsi intéressés aux différences de revenus entre les hommes et les femmes. Les pays où le gap est le plus important sont (chiffres 2015) la Corée du sud (61 %) et le Japon (57,7 %). Au contraire, les pays les plus égalitaires sont la Finlande (21,4 %) et la Slovénie (22,8 %). La France, avec ses 34,6 % d’écart, a encore des progrès à faire même si elle se situe en dessous de la moyenne de l’OCDE (38,5 %), de l’Allemagne (42,3 %) ou du Royaume-Uni (42,6 %). Enfin, les analystes de l’OCDE ont également souhaité mesurer l’écart de revenus provenant du travail existant entre le groupe de référence (jeune homme en âge de travailler) et les autres groupes sociaux pour accéder à l’emploi. Et encore une fois, les écarts sont importants dans certains pays : 47,1 % en Turquie, 40,4 % au Mexique, 38,2 % en Grèce. En France, le taux est de 27,8 % (24,9 % en moyenne dans l’OCDE). Les pays les plus « justes » étant l’Islande (9,2 %) et la Suède (13,3 %).
Les Echos Publishing 2017