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06 Juin 2018 - Actualité

Les pharmaciens, toujours leaders sur le marché de la parapharmacie

Avec 78 % de part de marché, l’officine reste le circuit incontournable sur ce marché estimé en 2017 à 5,020 Mds€, selon les données communiquées par OpenHealth Company. Les ventes en pharmacie continuent même de progresser (+5 % par rapport à 2016), à un rythme supérieur à celui de la grande distribution (+3 %, à 620 M€) et des chaînes de parapharmacies ou parapharmacies indépendandes (+3 %, à 245 M€). Les atouts des officinaux sont incontestables : nombre inégalé de points de vente sur l’ensemble du territoire, clientèle captive grâce au monopole officinal sur le médicament, mutualisation des achats grâce aux groupements… Sans oublier la dynamique de certaines enseignes de « mégapharmacies » qui font de la parapharmacie leur principal levier de croissance (Lafayette Pharmacie, Pharmabest, Aprium Pharmacie…). Le circuit officinal n’a d’ailleurs pas d’autre choix que de défendre ses positions : confronté à une érosion durable de son activité sur le remboursable, il doit impérativement préserver ou trouver des relais de croissance pérennes. D’où la multiplication récente des marques de distributeurs (MDD) sur les segments notamment de l’hygiène et de la dermocosmétique, développées par un nombre croissant de groupements qui misent sur le marché dynamique de la beauté et du bien-être. Toujours outsiders, le réseau des parapharmacies physiques reste, quant à lui, tiré par les investissements de la grande distribution (E.Leclerc, Monoprix, Carrefour, Auchan, etc.) qui conquiert des parts de marché grâce à l’ouverture de nouveaux magasins et à la vente en ligne, au détriment des chaînes spécialisées et des parapharmacies indépendantes. À tel point que les enseignes historiques ont disparu (Paraland-Beautéland, Euro Santé Beauté), exception faite de Paraphop et de Tanguy Parapharmacie. La vente en ligne, circuit encore marginal mais le plus dynamique en 2017 Principale ombre au tableau, la quasi absence des pharmaciens dans le e-commerce et leur grande difficulté à prendre le virage du cross-canal. Certes, le on-line génère des ventes assez faibles (240 M€, soit 4,8 % du marché total de la parapharmacie en 2017), mais celles-ci progressent à un rythme soutenu, estimé à +15 % par les panélistes OpenHealth et IRI. Ce canal monte progressivement en puissance et se structure autour de 4 grands types d’acteurs : les places de marché (Amazon, Doctipharma, 1001pharmacies), les pure players de la e-parapharmacie (santediscount, cocooncenter, leparapharmacien, parasélection, santémoinschère…), quelques sites développés par des pharmaciens (easyparapharmacie, parapharmazen, purepara, pharma360…) et les sites d’origine étrangère, comme Shop-pharmacie, VitaZita, PharmaSimple et NewPharma. À titre d’exemple, ce dernier, né en Belgique en 2008 et présent sur le marché français depuis 2010, réalise un tiers de son chiffre d’affaires dans l’Hexagone (soit plus de 20 M€ en 2017).
Les Echos Publishing 2017