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17 Avr 2018 - Actualité

Les coûts horaires de main-d’œuvre varient de 1 à 10 dans l’Union européenne

Il n’y a pas que les différences fiscales qui créent des distorsions de concurrence entre les entreprises des pays de l’Union européenne. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter une récente étude réalisée par Eurostat sur les coûts de la main-d’œuvre (http://ec.europa.eu/eurostat/fr/home). Il y apparaît qu’il existe (chiffres de 2017) un différentiel très important entre les pays offrant les niveaux de rémunération les plus élevés et ceux proposant les plus bas. Sachant que l’étude se base sur des moyennes tenant compte des salaires et des traitements auxquels viennent s’ajouter les coûts non salariaux tels que les cotisations sociales à la charge des employeurs ou des impôts relatifs à l’emploi. Un clivage traditionnel Sans surprise, les chiffres présentés correspondent aux différences de niveau de vie qui existent entre les pays de l’est de l’Europe et ceux situés à l’ouest et au nord. Ainsi, les pays dans lesquels le coût horaire de main est le plus faible sont la Bulgarie (4,90 €), la Roumanie (6,30 €), la Lituanie (8 €), la Lettonie (8,10 €), la Hongrie (9,10 €) ou encore la Pologne (9,40 €). À l’opposé c’est au Danemark, avec 42,50 € que le coût horaire de la main-d’œuvre est le plus élevé dans l’ensemble de l’UE, devant la Belgique (39,60 €), le Luxembourg (37,60 €), la Suède (36,60 €) et la France (36 €). En moyenne, il était de 26,80 € dans l’ensemble de l’Union européenne. En revanche, si le différentiel est aujourd’hui encore très important, il devrait s’atténuer avec le temps dans la mesure où les taux de progression du coût horaire sont beaucoup plus élevés dans les pays de l’ancien bloc de l’Est. Entre 2016 et 2017, ils ont ainsi augmenté de 17,1 % en Roumanie, de 12 % en Bulgarie ou encore de 9 % en Lituanie. Dans le même temps, ils ne progressaient que de 1,1 % en France, de 2,6 % en Allemagne et de 1,3 % en Belgique. Seule la Finlande a enregistré une baisse de son coût horaire de main-d’œuvre en 2017 (-1,5 %).
Les Echos Publishing 2017