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14 Sep 2017 - Actualité

La desserte des aéroports, un nouveau relais de croissance pour les cars Macron

Alors que l’ensemble du secteur est encore déficitaire, les compagnies de cars Macron ont trouvé un bon filon : la desserte des aéroports. En effet, si le but de libéralisation du marché était initialement de créer une alternative aux trains et aux avions, c’est en réalité sur les lignes éphémères (vers les festivals ou les stations balnéaires en été, par exemple) ainsi que sur celles reliant les aéroports que les acteurs trouvent des relais de croissance et, surtout, de rentabilité. Les bus permettant d’atteindre les aéroports de province ainsi que les aéroports parisiens depuis les villes provinciales rencontrent ainsi un succès croissant. Ces navettes, notamment vers les aéroports parisiens, permettent aux passagers de faire d’importantes économies et de gagner du temps car elles leur évitent de passer par Paris ou de prendre leur voiture. La filiale de la SNCF, Ouibus, a ouvert de nombreuses dessertes en province : Marseille, Bâle-Mulhouse, Lyon et bientôt Bordeaux, mais aussi Paris CDG depuis Lille, Rouen et Caen ou Paris Orly depuis Tours et Orléans. À l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry par exemple, qui n’est desservi par les transports publics que depuis la Préfecture de région, la compagnie s’est associée à un acteur local pour créer des navettes depuis 18 villes de Rhône-Alpes. Au total, Ouibus a transporté 320 000 personnes depuis et vers des aéroports entre janvier et août 2017, soit quasiment 3 fois plus qu’à la même période en 2016. De son côté, Isilines (Transdev) a également enregistré un doublement du trafic sur les lignes des aéroports. Flixbus s’est également positionné sur ce segment et mène actuellement une bataille juridique pour mettre fin au monopole de la filiale de l’exploitant de l’aéroport Paris Beauvais sur la desserte de ses 2 terminaux. S’ouvrirait alors un nouveau marché de plus de 1,5 million de passagers par an…
Les Echos Publishing 2017