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04 Juil 2017 - Actualité

La dette publique frôle les 100 %

Selon la dernière publication de l’Insee, la dette publique française, selon les critères de Maastricht, atteint désormais 2 209,6 Mds€, soit 98,9 % du PIB annuel. Un niveau d’endettement record que l’institut explique par un 1er trimestre 2017 au cours duquel notre pays a accumulé pas moins de 62,3 Mds€ de dettes supplémentaires, faisant ainsi passer le taux global de 96,3 % à 98,9 %. Pour les analystes de l’institut, la situation est due à la conjugaison, sur les trois premiers mois de l’année, de la hausse des dettes d’État (+49,5 Mds€), de celle de la Sécurité sociale (+15 Mds€), de l’Acoss (+10,6 Mds€), de l’Unedic (+3 Mds€), de la Cades (+1,6 Md€) et de la Cnam (+0,2 Md€). En revanche, l’Insee constate un mieux, notamment du côté des administrations publiques locales dont l’endettement diminue, sur la même période de 1,2 Md€ et des hôpitaux publics (-0,3 Md€). La dégradation des comptes depuis 2008 Si les effets de la crise financière de 2008 sur l’économie commencent enfin à s’atténuer, ils marquent encore, et ce durablement, les finances publiques de la France. Alors qu’il était de 65 % fin 2007, le taux d’endettement de notre pays a ainsi bondi sous l’effet de la crise pour dépasser 85 % fin 2011. Depuis, il n’a cessé de grimper et devrait, à n’en pas douter, dépasser la barre symbolique des 100 % du PIB annuel d’ici la fin de l’année. La France entrerait ainsi dans le cercle peu prisé des pays européens les plus endettés, rejoignant la Belgique (105,9 % du PIB en 2016), Chypre (107,8 % du PIB en 2016), le Portugal (130,4 % du PIB en 2016), l’Italie (132,6 % du PIB en 2016) et bien sûr la Grèce (179 % du PIB en 2016). À titre de comparaison, l’Allemagne, en 2016, affichait une dette totale équivalente à 68,3 % de son PIB.
Les Echos Publishing 2017