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24 Mai 2017 - Actualité

Optic 2000 se lance dans la vente de lunettes en pharmacie

L’optique en officine attise décidemment les convoitises. Après Unilens (Le Carré de l’Optique), Evioo, Optic & Price et le lancement du concept Happyview par le groupe Afflelou, c’est au tour d’Optic 2000 (réseau de 1 200 opticiens au niveau national) d’investir le marché officinal au travers d’Otiko. Cette société, dont le groupe d’optique détient un tiers du capital via sa filiale Bagheera, est à l’origine d’un concept de vente de lunettes en ligne, concept qu’elle a déployé auprès de pharmacies : l’internaute peut s’y rendre pour essayer les montures, prendre ses mesures pupillaires et commander directement ses lunettes, Otiko se chargeant de la fabrication des lunettes et de leur livraison en officine, dans un délai de 3 à 5 jours. Le déploiement de ce concept est resté modeste dans la mesure où seulement 65 pharmacies proposent actuellement ce service. Baptisé « Otiko avec Optic 2000 », le nouveau concept imaginé par l’enseigne est tout autre, dans la mesure où il parie sur la complémentarité et les synergies entre les deux professions. Concrètement, dans les zones de chalandise où les opticiens du réseau sont peu nombreux, ceux-ci pourront signer un partenariat commercial avec des pharmaciens pour installer un meuble Otiko. Celui-ci proposera une centaine de montures, contre 1 200 environ dans les magasins Optic 2000. Objectif : développer en officine une offre à bas coût, les lunettes proposées étant en grande majorité celles de la marque propre du groupe. Les forfaits iront de 39 € pour les verres unifocaux à 99 € pour les verres progressifs. Des suppléments sont prévus pour les verres antireflet, anti « lumière bleue »... pour un montant en moyenne de 140 €. L’engagement de l’opticien est relativement important : il doit s’engager à être présent dans l’officine partenaire au moins une demi-journée par semaine(1) afin de rencontrer les acheteurs (pour la prise de mesure notamment) et remettre les équipements. Il doit, par ailleurs, financer l’installation du corner et partager avec le pharmacien la marge générée par cette nouvelle activité. Ce nouveau concept va être testé dans les mois qui viennent auprès d’une quinzaine de pharmacies situées à Paris et en Bretagne, avant sa validation définitive et son éventuel déploiement à l’ensemble du réseau. (1) Rappelons que la loi Macron de 2015 permet aux opticiens d’exercer leur activité en dehors d’un point de vente attitré.
Les Echos Publishing 2017